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Les accusations de Révélation$

L'accusation de Denis Robert et Ernest Backes repose sur quatre points:

* Il affirme que des entreprises disposent aussi de comptes chez Clearstream, et qu'ils ont servi à faire des transferts de fonds illégaux. Le Monde

Aucune preuve n'a été apportée. Les clients de Cedel International puis Clearstream peuvent demander à ce que leurs comptes soient ou non publiés, c'est à dire portés à la connaissance de leur contrepartie. Ces comptes sont au même titre que les autres audités et soumis aux mêmes contrôles. Les clients de Clearstream sont des banques privées ou publiques ainsi que des Banques Centrales ou des institutions financières ainsi que 4 entreprises.

— [1] — confirme par ailleurs : "Elle fournit à ses clients, pour l'essentiel des banques", écrit ainsi le quotidien du soir, ajoutant que "Ces précisions ne signifient pas que Clearstream soit à l'abri d'opérations de blanchiment, opérées par des réseaux mafieux ou terroristes. Si plus de 90% des transactions sont réalisées pour des banques strictement contrôlées, le fait que la société ait aussi pour clients des groupes financiers établis dans des paradis fiscaux, ces centres offshore peu régulés, est une faiblesse. Et ce, même si ces relations sont légales, Clearstream affirmant ne pas commercer avec des banques dont les sièges sociaux se trouvent dans des pays fichés sur la liste noire du GAFI, l'organisme international chargé de la lutte contre le blanchiment." [2]

* Cedel International puis Clearstream détiendraient des comptes de particuliers. Cela est faux et aucune preuve du contraire n'a été apportée.

* Selon Régis Hampel, un ancien informaticien de Cedel-Clearstream licencié en 1992 des données auraient été effacées avant les investigations de la justice luxembourgeoise.Mis en demeure par la police et la justice de répéter les opérations qu'il disait avoir fait quotidiennement, M Hempel a été incapable de le faire. Dans son livre la Boite Noire Denis Robert décrit comment il sera mené en bateau par M Hempel qui ne lui livrera jamais les preuves demandées.

* La plupart des grands scandales financiers des trente dernières années comme la faillite de la Banque Ambrosiano et l'assassinat de Roberto Calvi, le « banquier de Dieu », la sulfureuse banque Menatep du milliardaire russe Mikhaïl Khodorkovsky, la faillite de la BCCI, le versement de rétrocommissions dans l'affaire des frégates de Taïwan via la Société générale, et même par la Bahrain International Bank, qui n'est autre qu'une des banques des Ben Laden et qui a été accusée de financer Oussama Ben Laden, n'ont pu avoir lieu sans des transferts de fonds illégaux. Il n'a jamais été prouvé que ces opérations qui n'ont rien à voir avec le métier de Clearstream soient passées par le système Cedel International, puis Clearstream. Ernest Backes affirme aussi dans Révélation$ qu'il était en charge du transfert de 7 millions de dollars de la Chase Manhattan Bank à la Citibank, le 16 janvier 1980, qui a permis de payer la libération des otages américains détenus dans l'ambassade de Téhéran. Il a donné une copie des fichiers à l'Assemblée nationale, éclairant ainsi d'un jour nouveau ce que les Américains appellent la Surprise d'octobre.

En mars 2001, ils ont présenté leurs travaux à l'intergroup "Capital Tax, Fiscal Systems and Globalization intergroup" du Parlement européen ainsi qu'à l'Assemblée nationale (Mission parlementaire de Vincent Peillon et Arnaud Montebourg). Sans résultat.

Dans les suites de cette enquête, Denis Robert diffusera trois listings en sa possession: celui de 1995 (4500 comptes), celui d'avril 2000 (16322 comptes) et celui d'octobre 2001 (33 400 comptes) (Paris Match du 4 mai 2006). Ce sont ces listings, volés par un ancien auditeur, Florian Bourges et proposés à la vente par ce dernier à Denis Robert (cf La Boite Noire) qui auraient été truqués et servi de base à la tentative d'intoxication des services de renseignement français et du juge Van Ruymbeke dans l'affaire Clearstream 2.




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