Ce système fonctionne sans transmission de moyen de paiement (outil de représentation de valeur, comme la monnaie), en reposant entièrement sur la confiance existant entre les agents du réseau. Comme il ne dépend pas de l'application légale de contrats, ce système fonctionne même en l'absence de cadre juridique et légal commun. Il n'y a pas de registre centralisé, et les transactions passant par ce système ne sont généralement pas consignées: la seule information requise pour le fonctionnement est de tenir à jour le montant total de la dette courante entre chaque agent du réseau, dettes qui peuvent être réglées de n'importe quelle façon choisie par les agents.
Cette rémission informelle des dettes permet aux agents d'un Hawala de contourner les taux de change officiels en pratiquant leurs propres taux, ce qui leur fournit une possibilité de revenu supplémentaire tout en offrant une alternative souvent attractive à leurs clients. Ce système de transfert échappe à la taxation, à la régulation de la monnaie et au contrôle des échanges extérieurs par l'État, ce qui explique qu'il soit illégal dans certains pays (notamment dans plusieurs états des USA).
Dans le sous-continent indien, les Hundis se réfèrent à un outil financier historique, utilisé comme moyen de paiement et d'échange, et consistant en un ordre écrit de paiement de la part d'un créditeur à un débiteur, au bénéfice d'une tierce personne. À l'époque des Rois ou du Rajha, ils étaient utilisés pour les transferts de fonds de longue distance. Les Hundis n'ont plus de statut légal en Inde depuis l'Acte sur les Instruments Négotiables de 1881 et ont depuis été utilisés en guise de chèques par les banques locales. |